VSF #029

Aujourd’hui, détente avec un court-métrage intitulé « U.F. Oh Yeah ! », de Ryan Connolly. Notez que c’est quasiment un biopic sur ma vie : passion du chocolat, du soda, des ovnis, forte corpulence, monologues sous forme de citations… C’est à croire que l’auteur est un ami proche ! 😀

 

U.F.Oh Yeah (Sci-fi/Comedy short film) from Ryan Connolly on Vimeo.

Haha, ce « ABORT ! » hurlé, sérieux…

VSF #028

Allez, on reprend VSF tout en douceur, piano, piano ! 😀

Le texte du jour est court mais très sympa, en plus d’être une variation sur un thème que j’adore en SF : « la sonde IA aux confins du système solaire ».

Vous l’ignoriez peut-être mais le journal Nature publie parfois les histoires courtes d’auteurs connus. Certaines sont disponibles gratuitement en ligne, et celle d’aujourd’hui, « Beyond 550 Astronomical Units », est l’œuvre de Mike Brotherton, écrivain et astronome. Un profil à double-casquette comme on les aime sur ce blog.

Le scénario ? L’humanité a envoyé des sondes à 550 unités astronomiques du Soleil, là où la gravitation de notre belle étoile focalise les rayons arrivant du côté opposé. En se tenant en ce point précis (…une orbite, en fait), on bénéficie ainsi d’un télescope d’une ouverture incroyable, un appareil capable d’amplifier les signaux les plus faibles comme les plus lointains. Et les découvertes pleuvent !

Je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher la lecture. Notez cependant que ce concept du Soleil en tant que lentille gravitationnelle est fréquent en SF dure (…et dans les tiroirs-à-projets des astronomes un peu cinglés). On le retrouve par exemple dans le roman de Stephen Baxter « Manifold : Space » (« Espace » dans la série Les Univers Multiples, en français), où l’on s’en sert carrément comme technique de voyage à vitesse-lumière moyennant une numérisation.

Bref, assez parlé, je m’efface et vous laisse la place. Bonne lecture !

« Beyond 550 Astronomical Units », de Mike Brotherton, publié par Nature en 2015.

En prime pour les curieux : le lien où l’auteur explique l’idée du récit, sur le blog Futureconditional

VSF #027

« Dans un système centralisé, un simple malentendu peut résulter en millions de morts, et ici c’est ce qu’il advint. Les échanges de tirs proprement dit, bien qu’atroces, furent simplement le coup de grâce. »

Snif ! Snif ! Sentez-vous cette bonne odeur de Science-Fiction apocalyptique ? Comme un goût de métal chaud… Mais s’agit-il de plutonium militaire, ou simplement du sang des innocents ? Mystère. Dans ce monde qui est le nôtre, où des « élites » (haha) de plus en plus ouvertement malveillantes entraînent de force leurs populations dans des conflits absurdes, je vous propose d’explorer un futur possible. Allez, courage, lisez la seconde citation et dites-moi qu’on peut encore échapper à cette fatalité :

« La plus grande entité politique ayant jamais existé englobait 10 milliards de gens, et les tua. »

Pourquoi, mais pourquoi cela sonne-t-il si atrocement juste ?!

Malaise…

Le texte d’aujourd’hui est donc une fable de l’avenir lointain par Ken MacLeod. Hé oui, encore un highlander dans cette rubrique, et il fait honneur à la SF écossaise. Hurlements sauvages de binious, claquement des kilts dans le vent, William Wallace en Armure d’Or du Monstre du Loch Ness, bouteilles de Whisky militarisées, les grands classiques, quoi. Le récit commence bizarrement, d’une façon un peu vieillotte, mais prend un virage soudain et maintient le suspens jusqu’au bout : suite à une entorse à la bien-séance, un type se trouve congelé puis envoyé autour de l’étoile Wolf 359. L’objectif, enquêter sur une colonie dont on n’a plus de nouvelles…

« Who’s afraid of Wolf 359 ? », une courte nouvelle qui parle de décadence, de chute, et de la fin des civilisations, par Ken MacLeod. Publié en V.O. chez Clarkesworld (décembre 2017). Vous pouvez aussi l’écouter, lue par Kate Baker. Habituellement, je ne suis pas fan de son élocution, mais curieusement cette fois-ci, ça semble très bien (…du moins le peu que j’ai entendu). In fine, à vous de décider.

Savourez !